Dr Sketchy’s : Paris libéré

Dr Sketchy's Paris libéré - Stella Polaris Soazig Le BozecToutes les photos sont de Soazig Le Bozec.

Dr Skechy’s, pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est un concept inventé par l’illustratrice new-yorkaise Molly Crabapple : des séances de croquis avec modèles vivants… mais des modèles vivants (dés)habillés en fonction d’un thème qui change à chaque fois, et accompagnés de musique et d’alcool – parce que tout le monde sait qu’on dessine mieux quand on a bu. Cette fois-ci, le thème était “Paris libéré”, et c’était une fois de plus très réussi.

Dr Sketchy Paris libéré - Ema Montès Dyna Dagger Soazig Le Bozec

Ema et Dyna, les ravissantes Parisiennes…

Dr Sketchy Paris libéré - Anna Bogen Guillaume Rumiel Soazig Le Bozec

… et nos petits soldats, Anna Bogen et Guillaume “Beau” Rumiel.

Dr Sketchy Paris libéré - Stella Polaris Anna Bogen Soazig Le Bozec

En pleine activité, entre Mina Pyro (notez la symétrie des bérets et des jambes ^^) et Serge Ricco.

Dr Sketchy Paris libéré Stella Polaris Anna Bogen dessin croquis

Dr Sketchy Paris libéré Stella Polaris dessin croquis Ema Montès

Dr Sketchy Paris libéré Stella Polaris Guillaume Rumiel dessin croquis

Dr Sketchy Paris libéré Stella Polaris Anna Bogen dessin croquis

Dr Sketchy Paris libéré Stella Polaris Ema Montès dessin croquis

Si vous voulez assister à une séance de Dr Sketchy’s, attention ! Les places sont limitées et partent très, très vite. Je vous conseille donc de suivre de près l’actualité du Facebook (surtout) ou du Myspace.

Postcards from Polaris

post

echantillons

Les projets de déco avancent : des tris ont été faits, des meubles inutiles évacués, la penderie a enfin changé de pièce pour intégrer la chambre… Je suis pour l’instant en pleine réflexion coloriste. Et avant de peindre il faudra que je décide où mettre des étagères, que je rajoute une prise derrière le bureau, etc.

blogmakeover

Du coup ça me donne envie de changer la déco sur ce blog aussi. Pas sûre de rester dans ces couleurs pastels, mais ce sont des éléments d’inspiration.

phantasms

A part ça, je suis allée au vernissage de l’exposition “Phantasms” au Cabinet des Curieux. Un peu déçue par le manque de variété des fantasmes (pratiquement toutes les oeuvres représentent une femme : pourquoi pas d’homme ? pourquoi, tant qu’on y est, forcément un être humain ? un lieu, une matière, un objet peuvent évoquer bien des fantasmes eux aussi) mais ravie par les mannequins vivants portant des créations de Coppélia Pique dans les vitrines.

houndstoothcoat

Et puis (en rentrant de mon rendez-vous Pôle Emploi mensuel…), j’ai dégoté cette petite chose d’inspiration vaguement McQueen encore. A ce prix-là, inutile de résister.

Programme du reste de la semaine : le Salon du Livre et sa soirée d’ouverture jeudi, Dr Sketchy’s vendredi, l’Alice de Burton, peut-être l’Electrochic Burlesk Party samedi (si seulement les soirées de Chloé Van Paris ne commençaient pas si tard !)…

Sunday Picture

jealousy jalousie Edvard MunchJalousie, lithographie d’Edvard Munch / Jealousy, litograph by Edvard Munch

Vue hier à l’expo Munch de la Pinacothèque de Paris (dont je m’indigne en passant du prix d’entrée affreusement élevé). Les peintures de Munch m’ont laissée dans l’ensemble indifférente, mais j’ai aimé ses gravures, qu’il s’agisse de pointe sèche, de lithographie ou de gravure sur bois. Décidément cette méthode artistique me plaît énormément, en partie je pense à cause du côté “sombre” qu’elle amène presque toujours. Et dans ce cas précis, c’est la technique privilégiée par Munch pour exprimer ses humeurs morbides, son aspect symboliste, son goût pour les femmes-vamps aux chevelures ondoyantes…

Saw this yesterday at the Munch exhibition at the Pinacothèque de Paris (whose entrance fees are dreadfully high, by the way). I didn’t care much for the paintings but I loved the engravings (etchings, wood cuts…). This artistic medium definitely appeals to me – probably because of the “dark” feeling she almost always implies. And in this case it was Munch’s favorite method to express his morbid humors, his symbolic part, his taste for femmes fatales with water-like hair…

Expo : Elles@Centre Pompidou

expo elles centre pompidou

Hier après-midi, j’ai décidé de jouer à l’expo-surprise. Le principe ? Sortir, acheter Pariscope ou Officiel des spectacles chez le marchand de journaux le plus proche, regarder la liste des expos, partir immédiatement visiter l’une d’elle. Comme ça. Presque au hasard.

J’ai d’abord voulu aller visiter l’expo “Nouvelles icônes” au Musée de la Poupée (où je n’étais jamais allée), en grande partie à cause de l’article de Marieaunet. Mon avis ? Ne perdez pas votre temps et votre argent, l’article est plutôt mieux que l’expo. Tout ce que vous manquerez c’est la jolie présentation des poupées Sybarite, tenues par des gants blancs enrubannés de noir, dans une esthétique vaguement surréaliste assez Viktor & Rolf. Oh et une poupée à l’effigie de Beth Ditto. On peut s’en passer.

Heureusement le Centre Pompidou est à deux pas. Suivant le conseil d’Amelia (que j’ai eu le plaisir de rencontrer lors de son séjour à Paris), je m’y suis rendue pour visiter l’expo “Elles@Centre Pompidou”. Le titre est explicite, quoique laid : sont présentées exclusivement des oeuvres d’artistes féminines, faisant partie des collections permanentes du musée. Attention, c’est costaud, il y a plus de 134 oeuvres. Certaines d’entre elles m’ont beaucoup plu – “Les piques” d’Annette Messager par exemple, où des sortes de peluches emprisonnées dans des bas noirs pendent de longues piques appuyées contre le mur, comme des spectres obscurs, comme des larmes de goudron.  J’ai aimé aussi découvrir certaines artistes connues sous des jours différents. Ainsi Niki de Saint-Phalle, dont les “Nanas” colorées me rebutent, m’a séduite avec sa “Mariée” entièrement blanche, au corsage recouvert d’un amalgame de baigneurs et d’animaux en plastique, très ogresse des neiges. J’ai du mal par contre, et ce n’est pas nouveau, avec les nombreuses installations vidéo (obligation de stationner pendant de longues minutes pour découvrir l’oeuvre) ou sonores (qui parasitent les autres oeuvres tout au long de la visite).

Mais au-delà des oeuvres exposées, cette expo suscite surtout des interrogations. A commencer par la plus évidente : ce choix 100 % féminin est-il pertinent ? Il y a exposée en bonne place une oeuvre des Guerilla Girls dénonçant le sexisme du monde de l’art en énumérant ironiquement les “avantages” qu’il y a à être une femme artiste, parmi lesquels : “quoi que vous fassiez, votre art sera considéré comme féminin” et “vous n’aurez jamais à être exposée avec des hommes”. Hum… ça s’applique complètement à “Elles@Centre Pompidou”, non ?

advantages

Il y a un côté discrimination positive là-dedans, une volonté (louable) de mettre en lumière des artistes issus d’une minorité. Ca me fait toujours bizarre qu’on puisse considérer les femmes comme une minorité. Et puis le problème c’est que ce choix oriente forcément le regard qu’on porte sur les oeuvres : difficile de ne pas les envisager d’abord comme exprimant des points de vue sur la féminité, d’autant que l’expo est ponctuée de citations (souvent intéressantes d’ailleurs) de grandes féministes. Or je ne suis pas persuadée que ce regard soit toujours pertinent. Pour les travaux sur le corps ou la sexualité, oui, bien sûr. Mais pour des monochromes ? Pour “Cumul I” de Louise Bourgeois ? Pour les listes de Hanne Darboven ? Qu’y a-t-il de spécifiquement féminin là-dedans, ou en quoi ces oeuvres expriment-elles un point de vue sur la féminité ? Les présenter avant tout comme créations de femmes artistes fait barrage à leur appréhension purement esthétique ou conceptuelle.

Ferait-on une expo “Ils@Centre Pompidou”, avec uniquement des artistes masculins présentés d’abord sous l’angle de leur sexe ? Peut-être, mais alors la sélection d’oeuvres serait plus exigeante et se concentrerait sur celles qui, en effet, aborde la problématique de la masculinité au 20e siècle. Jamais on ne se contenterait de rassembler des oeuvres importantes d’hommes artistes et de les présenter simplement groupées par thématique (qui peuvent être aussi légitimes que “corps slogan” ou aussi  superficielles que “couleur rouge”)… Insidieusement, l’expo “Elles” me semble donc perpétuer le sexisme du monde de l’art plutôt que le combattre. Les Guerilla Girls ne seraient pas contentes.

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Pour vous faire votre avis : le site de l’expo.

Couture : robe marine

Stella Polaris couture sewing robe marine navy dress

Juste en passant, parce que j’aimais bien ma tenue d’hier. J’allais sortir pour faire une visite (qui s’est prolongée de l’après-midi à la soirée… je suis rentrée à minuit passé) et je n’avais pas le temps de faire douze mille essais photo : tant pis pour les yeux fermés et les chaussures coupées ! Robe, col et bibi léopard ont été réalisés par moi. Le col a une forme claudine mais je trouve qu’il rend assez bien épinglé comme cela. J’aime aussi l’association du léopard et du marine, qui fait plus “jour” que le léopard porté avec du noir. Pour sortir, j’ai rajouté des gants longs en cuir noir, une étole léopard autour du cou et un grand manteau. Pas de pull : c’est presque le printemps…

Just because I liked what I wore yesterday. Sorry for the closed eyes and unseen shoes: I was going to visit a friend and didn’t have time to take many pictures. I made the dress, the collar and the mini hat. The collar is Peter Pan shaped but I like it pinned like this too. I also like the navy blue with leopard, it feels more “day” than black with leopard. To go out I added long black leather gloves, a matching leopard stole for my neck, and a warm coat. No cardigan needed: it’s almost spring…

Look de soldes : haut pied-de-poule

tenue du jour daily outfit Stella Polaris

Je sais, on est en mars. Et je suis encore à vous montrer des trouvailles faites pendant les soldes de janvier… Ici, ce petit haut pied-de-poule à lavallière, porté avec une jupe faite maison et un gilet moutarde histoire de donner un peu de couleur à ce noir et blanc.

I know, we’re in March. And I’m still showing finds from the January sales… Like this little houndstooth, pussy-bowed top, worn with a selfmade skirt, and a mustard sweater to add color to black and white.

tenue du jour daily outfit Stella Polaris

Défilé de mode vintage : les photos

vintagefashionshowPhoto de Serge Ricco : mon portant.

Alors, ce défilé ?… J’ai adoré. Les préparatifs, l’excitation qui monte à mesure que l’heure tourne, les rires, la poussée d’adrénaline au moment de monter sur le podium – on pense aux parachutistes : “Go! go! go!”…

Chapeau à l’équipe qui a organisé tout ça, merci aux boutiques qui ont prêté les tenues (Falbalas et Mamz’Elle Swing au premier rang), aux maquilleurs, à Françoise-les-doigts-de-fée qui, en plus d’être la patronne de Falbalas et de défiler, nous a élaboré de merveilleuses coiffures, et aux autres mannequins pour leur bonne humeur et leur gentillesse ! Petit voyage en images : toutes les photos backstage sont de Serge Ricco, toutes celles du podium sont de Soazig Le Bozec sauf une (moi en pied et en kimono) qui est de Frédéric Betsch. Merci aussi à eux !

vintage fashion show defile mode Serge Ricco Stella PolarisMaquillage..

vintage fashion show defile mode Serge Ricco

vintage fashion show defile mode Serge RiccoLes organisatrices : Elsa Fabrega, très executive woman…

vintage fashion show defile mode Serge Ricco… et Jane Jaquin, haranguant ses troupes !

vintage fashion show defile mode Serge Ricco Stella PolarisCes gants blancs ? Non, plutôt une paire en résille noire finalement.

vintage fashion show defile mode Serge RiccoDe vrais petits mariés ! Mademoiselle Ô et Bart (du duo de DJs dandys Bart & Baker) posent dans le mini studio photo d’Arnaud C.

vintage fashion show defile mode Serge Ricco Stella PolarisEt moi aussi.

vintage fashion show defile mode Serge RiccoDerniers préparatifs…

vintage fashion show defile mode Serge Ricco Stella Polaris

vintage fashion show defile mode Serge Ricco

En piste ! Quelques-unes de mes tenues préférées.

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec

Sasha, dans un ensemble à tomber par terre…

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec Stella Polaris

Ma tenue de bourgeoise ! ^^

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec Stella Polaris

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec

Encore Sasha, avec un chapeau façon coiffe alsacienne cette fois !

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec

Lily

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec

Erwan, le patron de Falbalas, et son chien

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec

vintage fashion show defile mode Frederic Betsch Stella Polaris

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec

Olivia

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec Stella Polaris

La matière de cette très belle robe de soirée années 30 ressort mal sur la plupart des photos…

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec

Le salut avec Mamz’Elle Swing et ses mannequins. Admirez le tissu de ma robe et ma coiffure aux tresses postiches !

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec

Erwan et Françoise de Falbalas

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec

La délicieuse Sucre d’Orge

vintage fashion show defile mode Soazig Le Bozec

Lily, dans la robe de mariée.

Je me répète, mais j’ai absolument adoré participer à cette aventure. Elsa, Jane ? Si vous voulez recommencer, je suis partante sans hésiter !

Sunday Picture

bizarre

Par l’inimitable John Willie, bien sûr.

Et je profite de cette image très tightlacing pour annoncer que Volute Corsets organise un petit concours pour fêter ses deux ans. A gagner : le corset de vos rêves, réalisé gratuitement ! Tous les détails pour participer sont ici. J’avoue que j’avais presque envie de garder l’info pour moi…

Interruption momentanée des programmes

update

Internet m’ennuie un peu en ce moment. A quelques exceptions près, les blogs me laissent indifférente (si vous en avez à me faire découvrir, je suis preneuse, d’ailleurs). Je délaisse le mien pour du quality time avec mon adorable chat, mes amis non moins adorables mais pas aussi ronronnants, la couture… et puis la lecture pour le boulot, toujours. Parfois ça fait du bien de simplement vivre, sans chercher déjà comment on va raconter ça sur son blog. De faire des choses qui n’ont en fait pas grand intérêt à être racontées – et de s’en fiche pas mal.

A part ça, et pour que vous n’ayiez pas l’impression que je vais renoncer au monde, à Satan et à ses pompes et partir pour une lamasserie au Tibet, je convoite fortement ces chaussures et ce maillot de bain (version une pièce ou deux ? pas encore décidé). Et après avoir essayé une gaine pour la première fois de ma vie pour le défilé de ce soir, je peux vous dire que l’effet est miraculeux (en gros, on perd une à deux tailles au niveau des hanches) et qu’il m’en FAUT une. Alors, rassurés ?