A la demande de certaines (autant dire que ça risque de ne pas intéresser tous les autres…), voici la méthode que j’utilise pour ma coiffure habituelle : dormir avec des bigoudis sur cheveux mouillés. Cette technique me permet d’obtenir des crans et des boucles qui tiennent trois à quatre jours. C’est celle que j’ai utilisée pour la séance photo dont je vous parlais récemment, par exemple.
La base
Mes cheveux sont naturellement souples et assez volumineux. Ils sont coupés en une sorte de carré dégradé (j’explique au coiffeur que je veux pouvoir poser des bigoudis), dont la longueur oscille entre le menton et au-dessus des épaules. Si vous avez des cheveux raides, ma technique marchera mais durera moins longtemps et il sera indispensable de fixer avec de la laque. Si vous avez des cheveux plus longs, ça marchera aussi mais l’effet sera différent, et il vaudra mieux poser les bigoudis sur cheveux presque secs, sinon vous risquez de vous réveiller avec les cheveux encore mouillés et les boucles se déferont.
Les outils
J’utilise des bigoudis en mousse de chez Monoprix. Il m’en faut environ 24 de taille moyenne, et 4 de plus petit calibre pour les mèches de la nuque. Un filet à cheveux (également Monoprix) est également absolument indispensable.
La technique
Lavez-vous les cheveux (shampooing, après-shampooing) et séchez-les dans une serviette : les cheveux doivent être humides mais pas dégoulinants. Brossez-les, tracez la raie de côté ou au milieu. Puis, en commençant par le haut de la tête, séparer une mèche et enroulez-la sur un bigoudi. L’idée, c’est de faire des “rangs” sur la tête, en alternant à chaque rang enroulage vers l’intérieur et vers l’extérieur.
Oui, ça prend un peu de temps, mais on va de plus en plus vite avec l’expérience. Sur les bigoudis, ne pas oublier de mettre un filet à cheveux pour les maintenir : même si des bigoudis s’ouvrent pendant la nuit, ils resteront bien en place. Et maintenant, au lit !
A ce stade, l’honnêteté m’oblige à vous prévenir que vous ne serez pas au top du sexy avec cet attirail sur la tête (sauf peut-être pour certains individus aux goûts particulièrement dépravés, qui rêvent de se taper le cliché de la ménagère, ou ont été à jamais marqués par leur grand-mère). Personnellement, quand j’habitais avec un homme, je m’arrangeais pour que mes embigoudages correspondent aux quelques nuits par semaine où il travaillait. Et ce n’est pas par flemme que je ne mets pas ici de photo de moi dans cet attirail…
Le lendemain matin, enlevez le filet et procédez délicatement à l’enlèvement des bigoudis. Vous allez vous retrouver avec de courtes anglaises en tire-bouchon. Si vous les brossez, vous allez vous retrouver avec un champignon atomique sur la tête, la coiffure de Lady Tottington. Peigner les boucles aux doigts permet de les détendre en gardant leur forme et un volume maîtrisé. Il faut bien prendre son temps pour cette étape.
Une fois que les boucles sont bien détendues, on peut passer à la coiffure proprement dite. Donner un léger coup de brosse pour ordonner tout ça. Mettre en forme les mèches près du visage pour accentuer les crans (petites pinces plates pour maintenir la forme en S et un bon coup de laque par là-dessus). Faire des accroche-coeurs. La laque n’est pas obligatoire mais ça aide : plus je veux avoir une coiffure élégante, plus j’en mets pour lisser et faire bien tout tenir. Bien sûr, ça demande de l’entraînement pour acquérir le tour de main, mais à mon avis ça en vaut la peine…
A venir, le défilé de mode vintage auquel j’ai participé et le dernier Dr. Sketchy au Raspoutine. Et dans l’intervalle, je m’en vais pour une escapade new-yorkaise avec Mina !

































