Coiffure années 30 : avec des bigoudis

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A la demande de certaines (autant dire que ça risque de ne pas intéresser tous les autres…), voici la méthode que j’utilise pour ma coiffure habituelle : dormir avec des bigoudis sur cheveux mouillés. Cette technique me permet d’obtenir des crans et des boucles qui tiennent trois à quatre jours. C’est celle que j’ai utilisée pour la séance photo dont je vous parlais récemment, par exemple.

La base

Mes cheveux sont naturellement souples et assez volumineux. Ils sont coupés en une sorte de carré dégradé (j’explique au coiffeur que je veux pouvoir poser des bigoudis), dont la longueur oscille entre le menton et au-dessus des épaules. Si vous avez des cheveux raides, ma technique marchera mais durera moins longtemps et il sera indispensable de fixer avec de la laque. Si vous avez des cheveux plus longs, ça marchera aussi mais l’effet sera différent, et il vaudra mieux poser les bigoudis sur cheveux presque secs, sinon vous risquez de vous réveiller avec les cheveux encore mouillés et les boucles se déferont.

Les outils

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J’utilise des bigoudis en mousse de chez Monoprix. Il m’en faut environ 24 de taille moyenne, et 4 de plus petit calibre pour les mèches de la nuque. Un filet à cheveux (également Monoprix) est également absolument indispensable.

La technique

Lavez-vous les cheveux (shampooing, après-shampooing) et séchez-les dans une serviette : les cheveux doivent être humides mais pas dégoulinants. Brossez-les, tracez la raie de côté ou au milieu. Puis, en commençant par le haut de la tête, séparer une mèche et enroulez-la sur un bigoudi. L’idée, c’est de faire des “rangs” sur la tête, en alternant à chaque rang enroulage vers l’intérieur et vers l’extérieur.

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Oui, ça prend un peu de temps, mais on va de plus en plus vite avec l’expérience. Sur les bigoudis, ne pas oublier de mettre un filet à cheveux pour les maintenir : même si des bigoudis s’ouvrent pendant la nuit, ils resteront bien en place. Et maintenant, au lit !

A ce stade, l’honnêteté m’oblige à vous prévenir que vous ne serez pas au top du sexy avec cet attirail sur la tête (sauf peut-être pour certains individus aux goûts particulièrement dépravés, qui rêvent de se taper le cliché de la ménagère, ou ont été à jamais marqués par leur grand-mère). Personnellement, quand j’habitais avec un homme, je m’arrangeais pour que mes embigoudages correspondent aux quelques nuits par semaine où il travaillait. Et ce n’est pas par flemme que je ne mets pas ici de photo de moi dans cet attirail…

Le lendemain matin, enlevez le filet et procédez délicatement à l’enlèvement des bigoudis. Vous allez vous retrouver avec de courtes anglaises en tire-bouchon. Si vous les brossez, vous allez vous retrouver avec un champignon atomique sur la tête, la coiffure de Lady Tottington. Peigner les boucles aux doigts permet de les détendre en gardant leur forme et un volume maîtrisé. Il faut bien prendre son temps pour cette étape.

Une fois que les boucles sont bien détendues, on peut passer à la coiffure proprement dite. Donner un léger coup de brosse pour ordonner tout ça. Mettre en forme les mèches près du visage pour accentuer les crans (petites pinces plates pour maintenir la forme en S et un bon coup de laque par là-dessus). Faire des accroche-coeurs. La laque n’est pas obligatoire mais ça aide : plus je veux avoir une coiffure élégante, plus j’en mets pour lisser et faire bien tout tenir. Bien sûr, ça demande de l’entraînement pour acquérir le tour de main, mais à mon avis ça en vaut la peine…

A venir, le défilé de mode vintage auquel j’ai participé et le dernier Dr. Sketchy au Raspoutine. Et dans l’intervalle, je m’en vais pour une escapade new-yorkaise avec Mina !

Interrogations existentielles

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Il ne vous aura pas échappé que je suis nettement moins assidue à ce blog que j’ai pu l’être. En partie parce que je suis trop occupée à vivre pour écrire, en partie parce qu’au fond… je ne sais plus trop dans quelle direction va ce blog. Je fais donc appel à vous pour me remettre sur les rails.

Qu’est-ce qui vous plaît, ici ? Pour quoi venez-vous ? Pour un aperçu de ma vie, même si je n’ai jamais voulu faire dans le journal intime ? J’ai souvent l’impression de tomber dans la redite par rapport à Facebook (vous pouvez m’ajouter si vous voulez, envoyez-moi juste un petit mot pour me dire qui vous êtes sinon je risque de refuser la demande). Pour les livres ? Pour les fringues ? Pour les chroniques d’expos et de spectacles ? Pour les grandes réflexions dans lesquelles je me lance parfois ? Pour les dessins (sait-on jamais) ?

Dites-moi tout. Dites-moi aussi éventuellement ce que vous aimeriez trouver ici et qui n’y est pas. Aidez votre étoile polaire à retrouver le nord…

Burlesque à Paris : La Petite Cour des Astres

La Petite Cour des Astres Ema Montès Blanka Lazare Dyna Dagger Sucre d'Orge Isadora Gamberetti Dimitri LeprêtrePhoto : Dimitri Lepretre. De gauche à droite et de haut en bas : Blanka Lazare, Isadora Gamberetti, Dyna Dagger, Sucre d’Orge, Ema Montès.

J’évoquais hier le style de burlesque que j’aime : esthétique avant tout, inspiré des élégances du passé, un brin sulfureux. Je me préparais alors à découvrir le premier spectacle de la Petite Cour des Astres. Je ne savais pas, même si je pouvais m’en douter, à quel point il allait combler toutes mes attentes.

Dans le merveilleux décor du China (mi Shanghai rétro, mi Black Lodge de Twin Peaks), nous commençons par admirer l’exposition photo de Dimitri Lepretre : portraits des membres de la Petite Cour, exclusivement argentiques et en noir et blanc, saisissants et sensuels. On a parfois tendance dans ce genre d’événement à oublier les expos ; ce serait vraiment dommage dans ce cas précis. De délicieux – et bien tassés – cocktails, un profond canapé en cuir, les amies qui nous rejoignent. Nous avons voulu dîner sur place afin de ne pas manquer le tour de chant d’Isadora Gamberetti.

Elle arrive, moulée dans une robe verte à traîne, corsetée bien sûr, avec les longs gants noirs et la perruque flamboyante d’Yvette Guilbert. Accompagnée au piano du jeune Alfred, elle interprète avec la verve qu’on lui connaît quelques chansons de la Belle Epoque. Certains dîneurs, qui ne savaient manifestement pas à quoi s’attendre, sont d’abord interloqués, mais comment ne pas être conquis par la Gamberetti ? On voudrait d’autres chansons !… ce sera pour un prochain spectacle.

En attendant, il est l’heure de descendre au sous-sol, pour découvrir le reste de la troupe. Isadora joue les Madame Loyale pour introduire successivement la gracieuse Sucre d’Orge, la fatale Ema Montès, Blanka Lazare scintillante de joyaux et Dyna Dagger, véritable incarnation de Jessica Rabbit. On ne dévoilera pas ici leurs numéros, en bonne partie inédits : il faudra que vous alliez les voir vous-mêmes ! car les demoiselles se produisent encore ce soir et demain… On vous conseillera juste de ne pas rater, si vous êtes à Paris ce week-end, leur beauté renversante (limite, si je ne les aimais pas autant je les détesterais d’être autant à tomber par terre) et leurs excellentes performances (pas une pour faire baisser le niveau, et c’est rare dans les revues burlesques). Le tout dans une atmosphère raffinée mais pas snob, avec un public qui a fait un réel effort de toilette, ce qui ne gâche rien. Je me répète, mais c’est à ne pas rater, vraiment.

♥ C’est où ? Au restaurant le China, 50 rue de Charenton. ♥ C’est quand ? Samedi et dimanche, à partir de 20h30 pour entendre chanter Isadora pendant le dîner (très bon, au passage), à partir de 22h pour le show. ♥ C’est combien ? Entrée libre pour le show, et pour dîner ce sont des prix “resto” tout à fait raisonnables. ♥ Plus d’infos ? C’est ici et .

“Burlesque Poster Design: The Art of the Tease”

Burlesque Poster Design

Un bouquin repéré depuis un moment et que je me suis enfin offert dès que mon compte en banque m’a permis ce luxe (c’était très ambiance “j’ai 20 euros pour tenir la semaine” le mois dernier). Assez complet, il commence par un intéressant historique de l’affiche burlesque anglaise et américaine, et un peu française aussi avec Toulouse-Lautrec et compagnie, avant de présenter une galerie de posters modernes, classés selon les troupes burlesques dont ils font la publicité : Velvet Hammer, Hubba Hubba Review, Black Cat Burlesque, Chaz Royal, Fluffgirl Burlesque Society… autant de noms peu connus ici mais qui sont, au-delà de la notoriété d’une Dita von Teese, les vrais artisans de la renaissance burlesque à partir des années 90.

Ce qui m’a frappée à la lecture, c’est la différence marquée entre le burlesque tel que je le vis  et tel qu’il a l’air d’être aux Etats-Unis et en Angleterre, à travers la sélection d’affiches proposée. Personnellement, c’est le côté le plus rétro et élégant du burlesque qui me parle. Les costumes élaborés, les clins d’oeil appuyés au passé, la sensualité qui vous submerge. Je suis absolument fan de Vicky Butterfly ou, chez nous, de Sucre d’Orge, Lalla Morte, Ema Montès & Dyna Dagger, Anna Bogen… L’humour oui, bien sûr qu’il doit être présent, parce que trop de sérieux plombe un numéro, mais avant tout je cherche la beauté, celle de la danse et des poses. J’ai une conception très Ziegfeld du burlesque, en fait. Ce qu’on appelle aux Etats-Unis, dixit Mina Pyro qui a vu ça sur place, le burlesque “classique”.

Les affiches rassemblées dans ce livre témoignent d’une interprétation majoritairement différente aux Etats-Unis et en Angleterre, un burlesque très rock’n roll, teinté de comics, de films de série Z et de gore, proche de l’esprit des Cramps en fait (“Bikini girls with machiiiiiine guns!”). C’est sans doute aussi un choix du directeur d’ouvrage : il aurait pu, par exemple, intégrer le travail érotico-baroque d’une Molly Crabapple, influencée par les gravures victoriennes et le 18e siècle libertin. Mais à feuilleter le livre tel qu’il est, je me rend compte d’à quel point les goûts personnels peuvent influencer sur la vision d’un univers qu’on peut pourtant avoir la prétention de bien connaître. A quel point aussi les shows que je fréquente moins, ceux organisés par l’adorable Miss Glitter Painkiller par exemple (j’ai quand même assisté à deux Glitter Fever et à la soirée “Kiss Bill” hommage à Tarantino) ou par Juliette Dragon et son Cabaret des Filles de Joie, reflètent peut-être plus la réalité actuelle du burlesque, avec leurs danseuses tatouées, leurs numéros humoristiques, leur musique proche de celle que je vais écouter en concert dans d’autres circonstances…

J’ai également été frappée de voir le rôle qu’ont joué ces affiches dans la renaissance du burlesque aux Etats-Unis, à une époque où Internet n’existait presque pas. Comme pour les affiches de concerts rock, on y découvre une créativité qui n’a pas, me semble-t-il, d’équivalent en France. Sauf erreur de ma part (et je serais ravie, dans ce cas, d’être corrigée), il n’y a pratiquement pas de posters burlesques illustrés ici, et la seule à avoir un style marquant en la matière est bien sûr Marie Meier, qui illustre régulièrement des posters de shows. Marieaunet avait fait un superbe flyer pour Mina Pyro, et a un style assez personnel et maîtrisé pour pouvoir imprimer vraiment sa patte, mais elle n’a rien fait d’autre dans ce domaine pour le moment. Il semble qu’ici, on préfère la photo… Je le regrette un tout petit peu.

Mais trève de réflexions ! Les images !

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Quelques-uns des moins laids et/ou des plus marrants parmi les posters de la grande époque du burlesque (en gros, des années 30 aux années 50). Sérieusement, les photos et la typo du temps sont atroces. Passons maintenant aux posters modernes, bien plus intéressants…

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1. Par Derek Yaniger, 2006. 2. Par Rockin’ Jelly Bean pour le Velvet Hammer, 2002. 3. Par Jason Cooper pour la Fluffgirl Burlesque Society, avec un petit côté Art Nouveau, 2005. 4. Par Mitch O’Connell pour le Joe Black’s Midnight Spook Show. 5. Par Michel Casarromona pour le Mata Hari Bar de Zurich, un rare exemple de poster pour un show européen dans ce livre, 2005. 6. Par Matt Siren pour Wasabassco Burlesque, un design très épuré, qui tranche sur les autres, 2007. 7. Par R. Black pour les Devil-ettes. 8. Encore par R. Black pour la Hubba Hubba Review, 2006. 9. Toujours par R. Black et pour la Hubba Hubba Review : il y a toute une série hilarante sur le même principe.

Et mes préférés !

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1. Par Mitch O’Connell pour l’Exotic World Week-End (une légende aux US), 2007. J’aime tout dans cette affiche, du dessin à la composition, en passant par le mouvement, et ces loups mi Tex Avery mi illustration de conte russe. 2. Par Colin Gordon pour la revue anglaise de Chaz Royal, 2007. Les posters pour Chaz Royal ont la particularité de réinterpréter des motifs anglais traditionnels (ici la nurse du Blitz) et j’aime presque tous ceux qui sont présentés dans le livre. 3. Toujours par Colin Godron pour Chaz Royal. J’ADORE. 4. et 5. Par Mister Reusch pour Black Cat Burlesque, 2003. Je craque pour ces goules souriantes et bien en chair, les petites amies rêvées de Beetlejuice.

En dentelles : Stella par Féebrile

Stella Polaris Féebrile

Il y a deux semaines, j’ai eu la chance de poser pour une photographe dont j’aime infiniment le travail Féebrile (accessoirement membre du groupe Ödland, oui il y en a qui ont tous les talents). Voici un échantillon des images obtenues… en attendant peut-être d’autres séances ! La première photo témoigne de l’inspiration de départ, les portraits des girls des années 20, à la nudité juste voilée de dentelle.

Stella Polaris Féebrile

J’aime la façon dont la dentelle semble ici presque tatouée sur moi…

Stella Polaris Féebrile

Celle-ci me rappelle pêle-mêle la photographie spirite, les vamps du muet à la Theda Bara, la marquise Casati, mais aussi les photos de Joel Peter Witkin. J’aime le regard, la main, le mélange des transparences.

Stella Polaris Féebrile

Toute la séance est visible ici.

Dr. Sketchy’s Paris : Le Monocle

Dr Sketchy Paris Monocle Claire Dori

Ema et Pauline par Claire Dori

La vraie raison pour laquelle j’ai rejoint l’équipe de Dr. Sketchy, c’est pour persuader de jolies filles (et parfois de beaux garçons) de se soumettre à mes fantasmes. Si si. Le fait que j’adore organiser, les séances de brain-storming hilarantes, l’ambiance des séances,  le bonheur d’avoir des retours positifs, l’amitié ? Ce serait presque secondaire !

Après avoir réussi à dénuder Eva May Chan (hin hin hin), voilà que l’hommage au Monocle, célèbre boîte lesbienne des années folles, m’a permis de laisser libre cours à un autre désir : faire poser des filles en tenue de soirée masculine, avec une légère touche de fétichisme en plus. Mina Pyro et notre amie Pauline se sont prêtées au jeu, se laissant habiller par Massimiliano en fracs, gilets blancs et hauts de forme, tandis que la belle Ema Montès, Pandora Scintillator et Cardinal Cyn incarnaient leurs partenaires plus féminines. Pour le décor, des bouteilles de champagne vides (reliques d’une soirée récente), de la lingerie ancienne abandonnées ici et là, des cartes postales érotiques, des cannes, une cravache… Après les exubérances kawaii de la dernière séance, un univers plus nocturne, plus graphique, plus sensuel. A l’arrivée, Mina ne voulait plus rendre son haut de forme. Moi aussi je l’aurais bien vue le garder.

Dr Sketchy Monocle Mina Pyro Cardinal Cyn Mireille Ampilhac

Mina Pyro et Cardinal Cyn par Mireille Ampilhac

Dr Sketchy Monocle Soazig Le Bozec

Pauline et Ema Par Soazig Le Bozec

Dr Sketchy Monocle Claire Dori Pandora Scintillator

Pandora Scintillator par Claire Dori

Dr Sketchy Monocle Soazig Le Bozec

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Dr Sketchy Monocle Claire Dori Cardinal Cyn

Cardinal Cyn par Claire Dori

Les prochaines dates : le 27 mai au Raspoutine, pour un thème russe (déjà complet !) – le 3 juin au Musée Jean-Jacques Henner, pour un hommage au peintre dans le cadre du vernissage de l’expo “Henner dessinateur” – le 4 juin au Marriott R’Yves Gauche, pour un James Bond à la plage. Guettez l’ouverture des inscriptions sur la page Facebook ou le Myspace !

Et puis, rien à voir avec Dr. Sketchy’s mais je défilerai à nouveau en Mamz’Elle Swing pour la prochaine Bâronne’s Ballroom, le 23 mai au Cabaret Sauvage. Le 21, j’irai applaudir mes amis de la Petite Cour des Astres au China – et si vous n’êtes pas libre ce soir-là, ils se produiront aussi le 22 et le 23. Aucune excuse pour ne pas aller les admirer.